Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/05/2006

XWOF3 - MASTER MACHINE

Image Hosted by ImageShack.us

Certaines machines de HG Wheel of Fortune sont pour le moins riches et complexes.  Certaines empruntent pour une grande part leur contenu au hasard.  Ce qui en fait tout le talent mais aussi toute la difficulté.  Elles sont soignées, belles à voir pour qui aime l'esthétique de constructions romantico-futuristes.  Je m'y ballade comme Némo (non ! pas le dessin animé !) dans le Nautilus.  J'y vois les accents et images du film maudit de Lynch (que j'adore !) et le côté kitsch des décors de Dune, mélange de taules, de verre et de gros boulons.

XWOF3 en est l'exemple-type.  Toute l'approche d'un tel synthétiseur réside dans sa programmation.  Et je ne vous dis pas les trésors d"ingéniosité qu'il me faut déployer pour arriver à quelques résultats.  Une fois les paramètres établis - je vous passe les détails - la machine fait le reste.  A quelques bémols près, c'est de cette façon que j'ai pu travailler sur "Puppet Gorky..."  Press play, XWOF3 fait le reste...ou à peu de choses près.

Vous trouverez ici la liste de quelques morceaux-démos.  L'intérêt y est donc moins musical que technique. Tous les morceaux ont été réalisés à partir des presets sur lesquels j'ai pu travailler et que vous retrouverez aussi bien dans la version freeware que dans la version shareware.

Toutefois, l'on peut y trouver les accents nécessaires à la sonorisation de certains films des genres athmosphérico-gore, thriller et autre science de pure fiction...Amateurs avertis !!!

Le site de HG Wheel of Fortune.

Non ! Cette note n'est pas de la pub...Mais je ne savais vraiment pas comment vous servir les démos !

Sunset Boulevard 3:21 am -------------------- (14:59)
Free as the Island -------------------- (7:44)
A Break thru your Night -------------------- (2:34)
TeknoLove Theme -------------------- (7:01)
The Land of Klathu -------------------- (11:20)
Illusion for Pleasure -------------------- (1:51)

 

 

 

27/05/2006

ESSENTIAL INFINITY

J'aurais aimé écrire tout un roman sur la musique électronique.  Mais je n'ai ni le temps ni la rigueur, encore moins la qualité de l'auteur.Free Image Hosting at www.ImageShack.us
J'aurais, en outre, peur de m'endormir avant la fin.  Soyons donc bref !

Je vois tout de même, pour mon plus grand plaisir et pour celui de tous ceux qui essaient de se mettre à l'exercice musical,
quatre événements parmi tant d'autres qui ont bouleversé mes habitudes d'amateur boulimique.  Le synthétiseur polyphonique et multitimbral (qui permet le plus souvent, à l'aide d'un seul synthétiseur, de commander jusqu'à seize instruments différents) l'informatique, le graveur de cd et enfin l'internet.
Avant ces révolutions technologiques, je ne vous dis pas les trésors d'ingéniosité qu'il fallait déployer pour arriver à des résultats limites.

Free Image Hosting at www.ImageShack.us
A l'heure du "microsillon" (je sais, cela fait hachement ringard, aujourd'hui !), il était pour ainsi dire impossible d'arriver à des résultats cohérents sans dépenser des fortunes en heures-studio.  C'est vous dire la rapidité avec laquelle, je me suis offert mon premier graveur de cd.

 

Mais voilà, "technologiquement approximatif" (oui, j'ose la locution !), j'ai tout de même sué longtemps.  Résultat : des démos à "couac". Mais d'excellents souvenirs de "pionnier"...

 

Souvenirs que je vous livre tels quels, en attendant de pouvoir reprendre tout cela à ma pension (si j'y arrive !!)

"ESSENTIAL INFINITY" est un accident sous tous ses aspects.  La démo est complète lorsqu'on y ajoute "Dancers of Twilight" : song N° 31)
Les morceaux sont loin d'être parfaits.  Mais j'ai pris beaucoup de plaisir à les jouer et à les redécouvrir après quelques mega-crashes de pc...(Yo Mike, je sais...)

Tout est dit ou presque...

 Free Image Hosting at www.ImageShack.us

Lost in the Space of Your Eyes (4.13)
Rejoin me (10:03)
Clouds are eternally new (7:25)
Behind the Fear (8:17)
People of the Swamp (22:09)
Ironbirds on Stars (4:01)
Dancers of Twilight (17:33)

22/05/2006

PUPPET GORKY AND THE SIBERIAN COLD

Image Hosted by ImageShack.us

Les steppes recouvertes d'une épaisse couche de glace.  Il a encore neigé toute la nuit.  A perte de vue vers le Nord, au plus loin vers le Sud, d'Est en Ouest, le désert de givre offre sa désolation à l'enfant des longues nuits.  Il attend le soleil des mois durant, devenant tour à tour le confident des étoiles et parfois, leur pire ennemi.  Il maudit cette terre où l'année se vit sur deux jours, éternellement, éternellement, éternellement longs.  Il ne connaît même plus l'heure de sa naissance.  Ne cherche pas à savoir. Il a compris depuis, qu'ici l'on meurt deux fois plus vite que partout ailleurs.

Il n'a jamais connu sa mère et ne peut que se réfugier dans les légendes d'un vieux père, trappeur de son état, pêcheur à ses heures, toujours rude tel l'ours blanc solitaire, distant tel l'iceberg en perdition. Ce n'est que tard le soir, quand vient l'heure du coucher, qu'il peut plonger sa petite main dans la barbe soyeuse du vieil homme qu'il vénère et qu'il craint.  Une minute de douceur dans un océan de douleurs.

Image Hosted by ImageShack.us

Mais quand il se prend à rêver, il se revoit dans la ville lointaine, au coeur d'un marché aux senteurs d'épice et de viandes cuites, aux étoffes sombres, aux lampes d'huile parfumée.  Il y voit fruits qu'il n'a jamais goûtés, livres qu'il ne pourra lire, jeux qu'il ne comprend pas, gosses de riches qui le toisent, le dévisagent et le jugent.  Il regarde au travers des carreaux sales et givrés de l'unique taverne quelques vieux moujiks désabusés, rougis par de mauvais alcools et la chaleur d'un poële au bois.

Mais au bout de la dernière rangée d'échoppes, tous ses soucis s'envolent car son ami l'attend.  Et un jour, c'est certain, son père aura assez d'argent pour le lui offrir.  C'est "Died Maroz" qui l'a promis...
Puppet Gorky lui sourit toujours quand il le voit.  Il est sans doute le pantin le plus vilain qu'offre la planète.  Personne ne le regarde.  Personne ne l'aime.  Seul l'enfant lui trouve une beauté cachée, désuète et tendre.  De longues minutes de silence, de regards croisés du fond de l'âme.  Depuis longtemps, Puppet Gorky n'a plus bougé comme ça.  "Il m'a choisi, il va me prendre. Je ne veux plus qu'il parte sans moi. Nous nous appartenons..."

L'hiver suivant fut plus rude encore que les précédents. Maxim O. n'avait pu réunir assez d'argent pour pouvoir le soigner.  La fièvre avait atteint des sommets jusqu'alors évités.  Et la distance était à présent trop longue pour arriver à temps au premier dispensaire connu.  Cette terre maudite lui avait enlevé son épouse.  A présent, elle lui prenait son unique fils.

Aliocha, 1923-1930

"Je t'en prends douze, pas une de plus".  Le gros Sergueï Ivanovitch K. n'était pas bon en affaires. Il n'était bon en rien ! Douze valaient mieux que pas une seule. "Et tu as de la chance que je te les prenne encore à un aussi bon prix."  Maxim, résigné, lui tendit les fourrures, prit l'argent et quitta le marchand, le regard triste et vide.  Les bruits de la foule ne l'atteignaient plus.  "Quatre années déjà que je viens seul à la ville.  Quatre années de vide et de froid au coeur ! ...Dieu qu'il me manque. "Slova Bogou". Telle est ma destinée ! "

Il acheta de maigres provisions, les chargea sur le traîneau, prit eau, graisse et viande pour les chiens.  La route était longue, il lui fallait partir maintenant pour espérer arriver chez lui avant la tempête.  Il laissa derrière lui les fumets de thé brûlant, les effluves de "petite eau", des épices.  Il laissait à présent l'établi du charpentier et sortait par la Porte Est de la Ville.

Image Hosted by ImageShack.us

Puppet Gorky le regarda fixement l'espace d'une infime seconde.  Le vieil homme arrêta l'attelage, approcha du pantin et lui parla comme si d'un enfant il s'agissait.  "Tu plaisais à mon fils.  Il n'est plus là maintenant.  A quoi cela pourrait-il bien me servir de te prendre et que ferais-je de toi ?"  Il regarda fixement la vilaine poupée de bois une dernière seconde et tourna les talons ...

"A te souvenir que j'étais probablement son seul rêve !"

Maxim, 1889-1937

05/05/2006

TIME

I just wanted to remain a child !   - trois minutes quarante-huit secondes !

Le tic-tac de l'horloge ne cesse jamais d'être présent. Et lorsque le silence s'empare de ma nuit, il est là pour me rappeler l'inexorable chemin d'infortune. Cette horrible certitude humaine qui me mène vers l'inconnu ! Du plus loin que je me souvienne, le tic-tac ne m'a jamais quitté un instant ! Pas une petite, une toute petite "minute" de répit. Et ce n'est malheureusement pas en vieillissant que je deviens plus philosophe.

Quand j'entame le chemin à l'envers, je vois des images que je voudrais effacer de ma mémoire. Des souvenirs qui ne me permettaient pas alors de vivre ni dans l'insouciance ni dans la liberté. Et quand l'envie me prenait de vouloir rêver, il revenait alors plus sourd encore, lancinant, perpétuel, macabre, triste et froid ! Il est encore là, et demain encore, après-demain, dans un mois, dans un an...

Cold is Love   - quatre minutes vingt et une secondes !

Break "cynique" dans la tourmente - ivresse de l'oubli - échappatoire futile de corps sombres sur l'encens des junkies...Les rues sont noires. Ames perdues ayant perdu leur âme, sans larme, sans charme, distantes. Mépris des conventions, des structures. Mépris de l'harmonie. La liberté qui se paie au prix du néant. "Sans"timents : absents !

Le gosse est dans sa piaule; l'oeil vide face à un vieux crâne lumineux, perceuse à l'oreille, cernes sous les yeux, du noir aux cils, les cheveux en pétard, ...Il ne sait plus ce qu'il a fait la veille et se moque bien du lendemain. Pour l'heure, il rejoint son amour froid auquel il n'a pas tendu une seule fois la main depuis deux semaines...

Omega's Reason   - trois minutes vingt huit secondes !

Mais au bout du compte, lorsque mon "tic-tic-tic-tac" s'arrêtera, devrai-je alors encore me soucier des jours de tristesse et de vide ?. Me faudra-t-il parcourir aussi ce chemin à l'envers et accrocher les espoirs maigres de l'éternité ? Il n'a certes pas tort celui qui prétend que la nuit amplifie tout. c'est sans doute cette raison infernale qui m'empêche de fermer les yeux. Ou alors "Omega" est l'apaisement du Grand Rien et je me retrouve alors face à un océan imaginaire. Je n'en connais pas la raison.